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Al Mansour et les Royaumes de Taifas

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Al Mansour et les Royaumes de Taifas

مُساهمة من طرف د. جمال بن عمار الأحمر في السبت 12 ديسمبر 2009, 00:07

Al Mansour et les Royaumes de Taifas
Civilisation Médiévale CM3

21 octobre 2009




Le califat de Cordoue va bientôt disparaitre. Un homme va sortir du lot et s’emparer réellement du pouvoir: Al Mansour ( le victorieux ) et relancer le jihad. Il va lancer une série d’expéditions militaire dans le nord dont il va etre vainqueur. Il constitue une armée majoritairement composé de mercenaires berbères, qui va dompter l’aristocratie arabe. Il va se faire construire, à l’image de la ville que s’est faite construire le Califat, une ville : Médina Al Zahara où il va se comporter comme un dictateur. Il y transfert l’administration du califat, il eclipse le Calife ( son role, son pouvoir…). Il a un fils d’ une princesse chrétienne Sanchuelo. Lorsqu’il prendra sa place, l’aristocratie arabe va se révolter. Va marquer la chute du califat de Cordoue daté à 1031.

Al andalus va se diviser en une vingtaine de petites principautés indépendantes : taifas (factions). Les rois de Taifas vont verser des parias en échange de la protection des rois espagnols.

Jusqu’à cette date la société d’al Andalus se caractérise par plusieurs éléments:

- un état centralisé et dominé par le Calife

- une activité économique prospère

- un grand artisanat

- une monnaie rationnelle est très étendue, avec un système de poids et de mesure développés.

- et un élément moins positif : la société est très diversifiée. La umma: désigne la communauté des musulmans au-delà de leur nationalité, de leurs liens sanguins et de la parcellisation des pouvoirs politiques qui les gouvernent. Elle nait avec l'hégire en 622, quand les premiers fidèles renoncent à l'organisation clanique qui prévaut jusque-là, pour une communauté de foi. La première rupture de l'oumma date de 910 lorsque le fatimide ‘Ubayd Allah al-Mahdi se proclame calife contre le calife abbasside de Bagdad. Deux logiques de succession s'opposent alors : d'un côté, chez les Fatimides, le calife doit être un descendant d'Ali et de Fátima (école aristocratique), de l'autre ceux qui veulent un calife descendant du clan quraychite. Cette division recouvre exactement la rupture plus ancienne entre chiites et sunnites au moment de désigner le premier calife : d’un côté Ali, gendre et fils adoptif de Mahomet, et de l’autre Abû Bakr, beau-père de Mahomet, mais parent assez lointain. Dans cette querelle, les kharijites refusent tout caractère dynastique au titre de calife, celui-ci devant être choisi (élu) comme le meilleur parmi les musulmans.

Au sein de la umma des conflits sont présents, notament entre les arabes et les berbères, sans oublier que ds cette société il y a aussi des chrétiens, ainsi que des esclaves.





A partir de 1031, les Royaumes de Taifas

Une taïfa ou royaume de taïfa désigne un royaume basé sur un nœud urbain central, la médina primitive, et régnant sur les zones alentours dans l’espace sous domination musulmane. Il a existé trois périodes de taïfas.

Les cités sont classées selon l'origine ethnique de leur dirigeant et non de leur population, souvent diverse :

- chefs tribaux berbères comme les Zirides à Grenade, ou les Ifrenides à Ronda et à Cordoue,

- mercenaires des armées slaves anciennement esclavons, les saqālibas des Califes (principalement dans le royaume de Valence et le royaume d'Almeria ),

-émirs arabes proclamant leur domination sur certaines zones, comme les Abbadides à Séville (le plus important des royaumes) et les Toujibids puis les Houdides à Saragosse.

Tous se lancent à l’assaut des noyaux urbains pour les diriger, sans plus aucune coordination d’un pouvoir central.

Le roitelet d’une taïfa est faible, et concurrent de ses voisins. Al-Andalus devient morcelée et chaotique. La situation s’inverse par rapport au Califat, ce sont des colonnes chrétiennes qui effectuent cette fois des chevauchées pour tirer butin, otages, prisonniers ou mieux, soumettre un roitelet d’une taifa à payer un paria (tribut): Les États chrétiens étant en cours de formation, ils ne pouvaient annexer les territoires après une bataille gagnée et remportaient donc le butin ou la promesse de tribut en laissant le potentat local sur place.

C’est une époque chaotique et de division en al-Andalus, la fitna.

A partir de 1031, l’autorité musulmane se fragmente, se morcelle, et l’apparition d’une vingtaine de petites principautés complique la situation. Certains historiens à propos de cette période parlent de Balkanisation. Les taifas s’organisent autour de grandes villes et se regroupent par ethnie. Assez vite en raison des luttes entre taifas ( royaume maure ) et des luttes entre taifas et chrétiens et bien au milieu du onzième siècle, on se retrouve avec trois pôles dominants qui sont Séville, Grenade et Zaragoza.

Les chrétiens vont en profiter et avancer dans la reconquête des territoires. Les territoires reconquît suivent la ligne du Duero. En 1085 Alfonse VI reconquiert Tolède. La menace chrétienne est si présente que le roitelet de la taifa de Séville appel en secours une tribu de Berbères qui vont venir en 1086 : Les Almoravides. Il s’agit de berbères fanatiques qui ont déjà assouvi le Maroc, ils se lancent dans une expansion militaire qui les mènent des rives du Sénégal jusqu’au Tage ( fleuve qui passe à Tolède). Ils arrivent à imposer aux rois musulman leur régime. Ils commencent par battre les chrétiens et arrive à les battre de façon retentissante. Dès 1091 ils s’en prennent aux taifas, et soumettent tout Al Andalus en une vingtaine d’années (à nouveau réunifié) se transforme en une sorte de province marocaine.

Les Almoravides (en arabe al-Murābitūn, « les gens du ribat ») sont une dynastie berbère du Sahara qui nomadisaient entre l'actuel Sénégal et le Sud de l'actuel Maroc, dont le berceau était l'Adrar de Mauritanie. Le mouvement est né dans le sud de la Mauritanie actuelle parmi les nomades Sanhadja. Le terme Almoravide désigne en premier lieu un mouvement religieux musulman malékite qui donna naissance en second lieu à une dynastie. Elle est affiliée à la tribu berbère des Sanhadja dont les Lemtouma constitue une branche tribale. Du XIe siècle au XIIe siècle, ils régnèrent sur le Sahara, une partie du Maghreb et une partie de la péninsule Ibérique. En 1048, Les Lemtouma se coalisèrent sous l'impulsion d'un prédicateur malikite marocain, Abdallah Ibn Yasin et d'un chef local et fondèrent le mouvement Almoravide. Yusuf ibn Tashifin fut le premier calife de la dynastie dont la capitale était Marrakech .Il conquit l’Espagne en 1086 avec 15 000 hommes. Le royaume est délimité par l’océan Atlantique à l’ouest, par le royaume de Castille, le royaume de Navarre, le royaume d'Aragon, le comté de Barcelone et le comté d'Urgell au nord, par les Hammadides et les Zirides à l’est, et de facto au sud par le Sahara.

Ils vont être contesté dans leur propre camp à cause de leurs pratiques. Et ce dès le Maghreb, où l’on a des révoltes locales, des résistances exportés à Al Andalus.

Conséquence: Une nouvelle fraction d’Al Andalus en taifas. C’est la 2eme période de taifas. On compte environ une demi douzaine de taifas qui ont besoin des chrétiens pour survivre. A cette situation, les chrétiens remportent de nombreuses victoires militaires (Le roi de Castille effectue 44 expéditions ). Les Almohades qui se sont imposés dans le Maghreb viennent à la conquête de Al andalus en 1156. Ils vont débarqués dans la péninsule au milieu du XIIeme. Installer leur propre gouvernement dans la péninsule (l’histoire se répète).

Les crises ne vont pas tarder à se faire sentir (à causes des successions notament…). Les chrétiens vont savoir profiter de ces opportunités.

Depuis que les Almohades ont unifié en 1147 la quasi totalité du Maghreb et de l'Espagne du Sud, la reconquête du territoire par les chrétiens se fait plus difficile.

À partir de 1172, les attaques almohades contre les frontières chrétiennes s’intensifient. Dès lors, guerres et trêves se succèdent entre musulmans et chrétiens. Les Castillans remportent une grande victoire avec l’occupation de Cuenca en 1177, mais ils sont écrasés à Alarcos en 1195. L’offensive almohade anéantit le système de défense que les ordres militaires d’Alcántara, de Santiago et de Calatrava ont établis dans la Manche. Désormais, devant la fougue guerrière des Almohades, l'union des princes ibériques paraît indispensable.

Entre 1206 et 1209, Rodrigo Jiménez de Rada (archevêque de Tolède entre 1208 et 1247), chroniqueur de cette bataille, réussit à rétablir la paix entre les rois chrétiens au traité de Guadalajara. Il obtient du pape Innocent III (pape de 1198 à 1216) qu'il décrète une croisade contre les Almohades, avec les mêmes indulgences pour les croisés que celles accordées aux combattants en Terre Sainte.
Alphonse VIII préparait la revanche d'Alarcos en appelant au secours tous les souverains d'Espagne, le roi du Portugal, les chevaliers et aventuriers accouraient de toute l'Europe.


La bataille de Las Navas de Tolosa, qui se déroula au lieu-dit Castillo de la cuesta (de nos jours Castro Ferral, dans la province de Jaén, en Espagne) le lundi 16 juillet 1212, oppose, d'une part, des troupes sous commandement de Muhammad an-Nâsir de la dynastie des Almohades et, d'autre part, une coalition de circonstance, moins nombreuse mais plus aguerrie, de plusieurs États chrétiens de la péninsule ibérique. La bataille de Las Navas de Tolosa n'a pas de conséquences immédiates importantes, à l'exception des raids sur Baeza et la haute vallée du Guadalquivir (de l’arabe wâdî al-Kebir - la rivière Grande.) Le château de Calatrava la Nueva, près d’Almagro, a été construit par l’Ordre de Calatrava, en utilisant des prisonniers musulmans de la bataille des Navas de Tolosa, entre 1213 et 1217.

Mais, à plus long terme, elle ouvre la voie à la conquête de la majeure partie du sud de l'Espagne en cassant le mythe de l'invincibilité des Almohades, et, ainsi, brisant leur férule sur la péninsule ibérique. C'en est fini de l'unité à tel point que l'une de ces entités, le futur émirat de Grenade, signe un accord de vassalité avec les Castillans, ce qui le préserve pour longtemps encore et laisse les mains libres aux espagnols pour engranger les bienfaits de cette victoire sous forme de territoires conquis ; la Frontera nouvelle se stabilise pour les deux siècles à venir, elle sera militarisée car non pacifiée tout du long.

Cette bataille est très symbolique et elle marque l’entrée dans la troisième période de Taifas.





Chapitre 2: La formation des territoires chrétiens post-wisigothique

Jusqu’au XIeme les chrétiens sont en position d’infériorité, ils profitent d’un affaiblissement temporaire d’al Andalus, période surtout faite de petite conquête, petites avancées. Les basques, las asturiens, les cantares ont toujours su résister. Ils accueillaient sur leur territoire les réfugiés. Il y a un nombre important de fuites vers le Nord.

Deux petits royaumes vont lentement se former à l’ouest et au centre. Le royaume des Asturies qui va petit à petit se centrer autour de la ville D’Oviedo, et plus au centre le royaume de Pamplona dominés par les Vascons. A l’est, le comté de Barcelone.

Le royaume asturien:

On ne sait pas grand-chose sur la création de ce royaume. Les Informations sont déformées. Il en ressort un personnage Pelayo, sans doute un hispano romain dont on dit qu’il aurait remporté une première bataille contre les musulmans en 722 la fameuse bataille de Covadonga ( début de la reconquête pour certains historiens ). Il semblerait que ce personnage aurait régner sur un petit territoire montagneux: Cangas de Onis.



Posté par Artemisi à 13:49 -

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